Jag pratar svenska nu.

Il est inutile de le cacher plus longtemps. Malgré mes nombreux démentis, je me suis trahi, un soir funeste où j’avais évidemment trop bu. Devant des suédois, j’ai tenté une phrase suédoise qui (malheureusement) ne comportait aucune faute, et qui plus est avec un accent tout a fait acceptable. J’ai fait ca. Devant témoins, des témoins qui me cassent les burnes depuis environ 6 mois pour que je pratate svenska avec eux, et a qui je répond invariablement “mais non, tu sais, je pratate pas le svenska, je le förståre un ptit peu, je le skriver des fois, je le läser sans trop de difficulté, mais de la à le pratater…”. Et malheureusement, une fois l’alcool dans le sang, je pratate le svenska. Aïe.

Alors, pour faire bien, j’ecrirai quelques fois ici en suédois; n’attendez pas de la poésie hein, mais juste quelques remarques par-ci par-là dans la langue de tjäksper (<— 1 bouteille de vin à celui qui comprend la blague).

Ne vous attendez pas non plus que je pratate le svenska avec vous; j’essaye, mais petit à petit. Dés que j’ai fini mon film en svenska, je reviens vers vous.

2008-10-23. Suède, oim. 11 commentaires.

Je deteste…

Plein de choses :

- Rencontrer ma prof de suédois dans le metro. Pas moyen d’esquiver, me voila en train de blablater suédois devant des tonnes de suédois. Berk.

- Quand les gens ne se tiennent pas dans le metro. “Eh regarde cheri, je fais la kéké et… oops” et voila que je me fais marcher sur les pieds. Putain y’a des barres pour se tenir, c’est pas pour décorer!!

- Les chiens qui aboient. Enfin ceux qui aboient pour rien, les ptits chiens relous la, tout le temps. Berk.

- Dire que je n’aime pas les chiens a quelqu’un qui adore ses deux chiens. Me rattrapper en disant que c’est seulement les petits chiens, quand ses chiens sont petits. Des fois, ca veut pas.

- Ne pas avoir de place à la crêperie Fyra Knopp. Il faudra que je songe a réserver un jour.

- Les gens qui se plaignent du temps ou de la température. En général, les gens qui se plaignent. Il y aura toujours quelque chose, il fera trop moche, ou trop beau, ou trop chaud. Je préfère les gens qui insistent sur le bon côté des choses que les gens qui remarquent en permanence les details enervants.

- Les photos où j’apparaît.

Et vous ?

2008-10-23. oim. 5 commentaires.

Automne

On avait eu quelques signes au mois d’aout (pluie, temps de merde, températures en chute libre), c’est désormais officiel avec les feuilles partout sur le trottoir : c’est l’automne.

pis moi ben j’aime bien. les odeurs de feuilles mortes, la couleur des arbres, la lumière du soleil rasant où tout vire au rosé dans le ciel… c’est bien. Ca me rappelle toujours quand j’étais gamin, quand j’allais à l’école primaire (ouais ca remonte). J’allais à l’école rue du jard, dans la classe de monsieur Levavasseur (et puis de madame Laplace, et puis de madame Gérault, et puis de monsieur Martin). C’est marrant comme ces noms sonnent bien comme des noms d’instit et comme un imagine mal un prof s’appeler madame Sarkozy (ou monsieur Hollande d’ailleurs).

Enfin bref, chaque année c’était la même chose : la rentrée des classes, quand on retouvait ses potes, Alceste c’était mon meilleur pote, et puis y’avait aussi Geoffroy… ah non attendez c’est le petit nicolas en livre ca. moi mon pote il s’appelait Damien, et pis y’avait Marion, et puis y’avait une Virginie, et puis la première de la classe s’appelait Perrine et on en etait tous amoureux. Sauf Marion qui était jalouse, mais c’est aussi car Marion était deuxième de la classe.

Enfin re-bref, la rentrée des classes chaque année en septembre, c’était chouette car on retrouvait tous ces gens, et on pourrait alors recommencer à jouer au foot avec les gars dans la cour, et jouer aux billes, et tout ces trucs plus ou moins oisifs qui font la vie des enfants.

Et je me rappelle que notre cour s’appelait la cour des marronniers. Oui, y’en avait dedans, des marronniers, et chaque année il nous pleuvait des chataîgnes sur le coin de la figure et il fallait pas jouer trop près des arbres. Évidemment quand tu dis a un gamin de pas le faire, nous on y allait la tête la première.

Et enfin, là ou je veu en venir, c’est que chaque automne c’était la même chose; il y avait quelques averses et nos sortions pour jouer dans la cour (comme 40 fois par jour), si il pleuvait alors il fallait pas aller dans la cour et si il avait plu genre 5 minutes avant alors on pouvait y aller, mais attention de pas se salir hein! ce que bien évidemment nous faisions immédiatement, on allait dans la cour s’accroupir par terre pour jouer aux billes, et on allait chercher le ballon de foot de dessus du balcon pour le redescendre et avoir une nouvelle chance de le remettre sur le balcon, non sans l’avoir trempé dans les flaques.

Et on rentrait en classe, et puis chez nous, couverts de flotte (froide) et ca sentait… pas très bon, mais d’une certaine facon, pas très mauvais non plus. Ca sentait la feuille morte, alors bon les trucs morts en général c’est pas glop hein, mais en fait, cette odeur de feuille qui a trop trempé dans une flaque, est restée pour moi l’odeur de l’automne.

Et aujourd’hui, c’est l’automne, des feuilles sont tombées, et, bien sûr, ca sent la feuille qui pue. Ca sent l’automne quoi. Et moi je trouve ca chouette, ca me rappelle les billes et le foot et madame Laplace. Et Perrine. Aaaah, Perrine…

2008-09-29. Mots-clefs : , , . oim. 2 commentaires.