La traduction dans les jeux (vidéo ou pas)
Il y a quelques jeux qui sont fait avec les meilleurs des meilleurs, par exemple, Infogrammes (du temps où ils n’étaient pas Atari, ni morts), on fait l’excellentissime Outcast il y a quelques années maintenant. Et le rôle principal était tenu par… des pixels, comme dans tous les jeux vidéo. Mais plus intéressant, sa voix était prêtée (ou sans doute louée car il a pas dû le faire gratos) par la voix de Bruce Willis en france, Patrick Poivey. Et ca dechire.
D’autres jeux ont aussi des voix particulièrement réussies, comme dans le jeu Medal of Honor : Armed Assault, où Gary Oldman prête sa voix.
Et puis, il y a les jeux dits “petit budget”, et des fois, c’est drôle.
Nouveau projet
Il y a deux jours, j’ai changé de projet. Avant j’étais sur ca :
Ben oui, le jeu n’est pas annoncé, je ne peux pas le dire.
Maintenant je suis sur ca :
C’est tout de suite plus sexy. Je passe d’un jeu en développement à un jeu presque fini, et ca c’est beaucoup moins drôle; les gens ici sont en “crunch”, c’est a dire qu’ils travaillent “overtime” pour “shipper” le jeu. J’ai demandé a Jean Claude Van Damme de rédiger cette phrase.
Comme le jeu est presque terminé et que je suis un “petit nouveau” je dois me faire aux nouveaux outils; en gros je suis la depuis hier et je ne sais toujours pas comment démarrer le jeu; ensuite je devrais corriger des bugs qui sont au milieu du niveau, et pour cela il faudra que je sache jouer, ce qui me prendra environ une semaine. Je sens que je vais être moyennement productif. Mais bon, je ne serai pas moyennement payé alors je m’en fous. Je retrouverai ma position originale dans environ un mois, date à laquelle je serai en vacances en fait, pour pouvoir déménager dans “mon mien”.
Ce qui me chagrine le plus : j’ai dû déménager de ma place de contre la fenêtre avec vue sur Gamla Stan, pour aller dans la partie sombre du bâtiment, avec vue sur l’hôtel… snif. Ca me rappelle l’école où les gens se précipitaient dans une salle pour avoir la place à côté du radiateur.
Des jeux tous pourris ? pas grave, le service marketing veille!!
Première question : qu’est-ce qu’un jeu pourri ?
Première réponse : c’est ca.
Forcément, présenté comme ca, tout est noir (donc impossible de savoir si c’est laid ou beau), il y a une fille avec une jolie voix qui explique comment le jeu est trop top kiffant que tu t’y crois. Au moins un peu. On peut exploser les ennemis de 143 manières différentes, dont 137 s’apparentent à la torture des prisons secrètes américaines (de la bande adhésive sur une bouteille d’alcool percée et un briquet…). Tout cela semble fort alléchant.
Le jeu est sur le point de sortir (ou est peut être sorti) et c’est le grand moment que redoutent les créateurs de jeux vidéo : la critique de la presse. Passage obligatoire, on en finit toujours au même point : si la critique est bonne, elle est validée, mais si elle est mauvaise, elle a été faite par des pseudos journalistes trop nazes pour ecrire dans un vrai journal (car bon, quoi qu’on en dise, XBox magazine n’a pas le même standing que le monde). Et on se plaint, on crie au génie incompris, et qu’on préfère être les seuls imaginatifs dans un monde de crétins plutôt que de faire des jeux sans âme et imbéciles comme les jeux du concurrent.
Et voilà la réponse de la critique. 3/10. Le jeu est tout pourri. Dés que l’on a le joystick entre les mains, tout s’écroule; c’est injouable, on ne voit rien, et le système d’inventaire (les gadgets accrochés a votre ceinture) ne fonctionne pas. la référence en matière de critiques est metacritic qui ne publie pas d’avis personnel mais fait la moyenne des notes publiées sur les sites et dans les magazines, et le jeu récolte pour l’instant un faible 69 % (et encore, c’est grâce au généreux XBox magazine qui lui a mis un magnifique 8/10 avec en commentaire “un jeu qui doit être essayé par tout le monde”. Pour faire quelques ventes).
C’est là que le service marketing se met en branle; Atari, éditeur du jeu, a contacté certains magazines de jeux vidéo pour leur demander (gentiment) de retirer le minable 3/10 sous peine de procès, car la version du jeu qu’ils avaient testé était une copie pirate (et donc, sous-entendu, loin de la qualité du VRAI jeu non piraté).
L’indépendance des magazines de jeux vidéo est souvent remise en question ; le trophée, un jeu noté à plus de 90 sur metacritic, assure des ventes par millions. Un jeu mal noté se vend mal. Les éditeurs sont persuadé que les ventes découlent directement des notes recues dans les magazines ; mais qui sera assez courageux pour leur dire que c’est lorsqu’un jeu est tout pourri qu’il ne se vend pas ? qui se sent d’aller à Lyon pour leur dire que le jeu pue le camembert et que menacer les pauvres petits journaliste ne changera rien ?
En d’autres mots, malgré les menaces d’Atari, le jeu est une merde. Il ne faut pas l’acheter. Et ce n’est pas quelques procès et un 70 % qui y changera beaucoup. Alors laissez les journalistes tranquilles.

